Avant que ne germe Rosa Rossa, j’ai écrit et monté (ou co-écrit et co-monté) plusieurs pièces, dont ces deux-là, que j’aimerais retravailler un jour prochain : réécrire les textes, et puis les remonter dans le cadre de la Compagnie.  Toutes deux ont été créées, à deux ans d’intervalle, alors que j’étais étudiant en Arts du Spectacle, pour le Festival International et Universitaire des Arts de la Scène de l’Artois, dans la salle à l’italienne du Théâtre d’Arras.

Ces soutiens nous permettaient de faire des folies ! Ils sont de ces projets qui naissent un jour et puis qui flottent encore longtemps après…

Maxime Peloso.

Par la Fenêtre / Du Tango dans les champs de colza (2010-2012)

Version 1 / Par la fenêtre / Texte, Mise en scène, Vidéo, Chorégraphie Maxime Peloso Avec Hélène Rivière et Maxime Peloso Piano Pierre Brousses Lumières Julien Nonnon

Version 2 / Du Tango dans les champs de colza / Texte, Mise en scène, Chorégraphie Maxime Peloso Avec Lolita Barozzi, Maxime Peloso, Hélène Rivière, Yann Guerveno et trois poules Accordéon Anne Gensane Guitare manouche Pierre Rogez Contrebasse Julien Vidéo, Lumières Pierre Baussart

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« Cessez ! Vous n’arrêtez jamais de parler ? Vous êtes logorrhéique, monsieur. Et vous pullulez. » (Elle.)

« Parce qu’on part ensemble, et parce qu’il fait nuit. On va forcément s’arrêter pour dormir. Alors il faut que chacun ait son côté. Et je n’aimerais pas empiéter sur le vôtre. Parce que moi, j’ai horreur qu’on m’empiète. Ça vous dérange si je bouge beaucoup ? » (Lui)

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« Je ne vous raconte pas le mal de main que j’ai parfois avec le violon… C’est dans la paume, que ça fait mal. Juste à côté de la ligne de vie. Vous avez une ligne de vie, vous ? » (Lui.)

« Peut-­être qu’on pourra s’évader plus loin, si on reste ici. » (Elle.)

Dans une atmosphère poétique et légère, tantôt bucolique, tantôt mystérieuse, avec ce petit quelque chose qui vient du cinéma burlesque, Par la fenêtre devenue Du tango dans les champs de colza, traite de la dépression, de l’enfermement en hôpital psychiatrique, du décalage social qui existe avant et pendant, de la nécessité d’exister par quelque chose et pour quelqu’un, avant même d’exister par soi et pour soi, et de la liberté qui nous tend les bras, ou qui nous effraie.

Lui est interné depuis trois ans ; Elle est arrivée dans l’après-midi. Lui prépare son évasion depuis trois ans, et se sent obligé de fuir ce soir ; Elle n’a rien préparé du tout, et ne voit pas pourquoi elle resterait jusqu’à demain

Ce sont deux logiques qui se croisent et s’entrechoquent au moment où elles allaient s’enfuir, à la frontière, à la fenêtre. Et puis, Elle et Lui vont s’empêcher de s’en aller, tout en ne désirant que ça, et puis il apprendront à se connaître, à connaître leurs peurs et leurs rêves, par nécessité d’organisation, sur l’urgence du départ, chacun ou à deux, ou pas du tout peut-être.

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Hôtel Paradise (2013)

Texte, Mise en scène, Chansons, Chorégraphie, Décors, Maquillage, Costumes Tatiana Detourbe et Maxime Peloso Avec Fanny Cuvelier, Tatiana Detourbe, Pauline Devrière, Maxime Peloso, Joël Serra, Jonathan Serrurier Chœur Julien Bince, Hugo Debouzy, Marion Delvallet, Sophie Delvincourt, Mélanie Desprès, Pauline Fouquet, Charles Gosselin, Yann Guerveno, Johanne Mertens, Coralie Trollet, Guillaume Trotignon, Maddy Valerio Avec l’aimable participation de Jonathan Lexee Danseuses Claire Lecherf et Laura Quignon Musique, Arrangements, Bruitages Mélanie Desprès et Béranger Pommelet Lumières et Technique Sébastien Lemarchand

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Tragédie musicale en trois actes et deux décès

Il y a loin d’ici une île au riche passé, aujourd’hui désertée, oubliée, perdue, où ne subsiste plus qu’un vieux cabaret poussiéreux, tenu par une famille psychologiquement plutôt instable, qui a refusé de disparaître, mais qui ne reçoit plus personne depuis bien trop longtemps.

Alexandre et Caroline, jeunes mariés heureux et rêveurs, partent en voyage de noces.

Entre les îlots fleuris, parfumés, peuplés de coquillages et de perroquets, vogue une pirogue, qui les emmène vers l’Hôtel Paradise…

Quand  par erreur, la pirogue les dépose dans l’île perdue, les habitants du cabaret, heureux d’avoir enfin des clients, vont tout mettre en œuvre pour les retenir. Tout.

– création – 29 mars 2013 – Théâtre d’Arras –

« Oh, regarde, Caroline ! Un marsouin ! » (Alex.)

« C’est étrange, on jurerait qu’ils sont sans vie. Tu ne trouves pas ? C’est bizarre, non ? Tu crois qu’ils sont morts, vraiment ? Ah, j’ai peur ! Ah non, ça va. » (Caro.)

« Faut pas nous regarder comme ça, on n’y peut rien ! On a tout fait pour vous accueillir, tout. On vous a aimés comme nos propres enfants.  On a vécu des moments formidables, tous ensemble, et vous, ingrats, vous fuyez ? C’est comme ça que vous nous remerciez ? C’est honteux ! Honteux ! » (La Mère.)

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« Alors toi, si tu touches à un cheveu de ma perruque, je te scalpe ! » (Le Fils.)

« Faut pas te laisser abattre, mange, petit ! Et puis elle a raison, Rosy. Je râle un peu, mais c’est un véritable cordon bleu. Hein ma jonquille ?! » (Le Père.)

« (en langue des signes) Rien ! » (La Fille.)